Pourquoi Nantes n'est plus en Bretagne ? - Question Réponse Histoire & Géographie - Pourquois.com.

Pourquoi Nantes n'est plus en Bretagne ?

Question posée par Lolotte56250

Historiquement, la ville de Nantes est bretonne avec ses 1200 ans d'histoire. En 1941, le Maréchal Pétain sépare la Loire-Atlantique de la Bretagne et c'est ainsi que la ville, administrativement ne fait plus partie de la Bretagne mais des Pays de la Loire. Même si Nantes a été la capitale de la Bretagne ainsi que le Duché et la Province de Bretagne jadis, c'est Rennes qui lui est passé devant et l'on y trouve le Parlement de Bretagne.


Nantes dépend également de la cour d'appel de Rennes et sur le plan religieux, de l'archevêché de Rennes également. La langue bretonne reste quand même bien implantée dans la ville et la question de savoir si Nantes doit être réintégrée à la Bretagne fait toujours débat dans les plus hautes sphères.
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Vos commentaires sur ce Pourquoi

Kuster a commenté cette question :
Dire que la Loire Atlantique a été détachée de la bretagne sous Pétain est vrai mais c'est sur la demande pressante du Maire de Nantes et le décret de 1941 a été abrogé en 1946. La région actuelle
sur les études des années 1960 1970.
D'ailleurs les Nantais n'aiment pas les bas-bretons et sont majoritaires pour rester en dehors de la bretagne. En fait Nantes qui n'a jamais parlé breton, qui était à l'origine un comté franc créé pour contrer l'envahissement des bretons, qui était le siège du duc de bretagne vassal du roi de france du 12ème au 16 ème siècle, avant son rattachement à la France.
Tordons le cou au mythe nationaliste

Kerouars a commenté cette question :
Dans ce cas Rennes est encore moins bretonne que Nanteś, car également conté franc réuni à la Bretagne a la même date (851) et totalement francophone. Au contraire, le nord ouest du pays Nantais a été brittophone jusqu a la révolution et même plus tard dans les villages paludiers de Guerande.


Kuster a commenté cette question :
Bonjour

1 - ce n'est pas le régime de de Vichy qui a détaché la Loire Atlantique de la Bretagne puisque les Provinces créées en 1941 ont été supprimées en 1946; il faut le rappeler.

2 Ce n'est pas Pétain et son gouvernement qui voulaient écarter la Loire Atlantique de la Bretagne mais la Municipalité d'alors avec son Maire qui ne voulait pas que Nantes soit isoler avec Rennes comme capitale.

" Que les régions ont été créées comme on le sait après de mûres réflexions dans les années 70.

3 Que la Loire Atlantique est l'ancien territoire du Comté créé par le Roi de France pour contrer l'invasion des Bretons.

4 Que ce comté a été inclus au Duché de Bretagne avec les Marches par le Roi de France dans le cadre de la féodalité, le Duc de Bretagne étant vassal du Roi de France (n'oublions pas que les hermines sont celles qui couvraient le manteau du Comte de Dreux devenu Duc de Bretagne par son cousin le Roi de France au 12ème siècle si ma mémoire est bonne). L'union à la Couronne de France en 1532 n'est que la perte de la relative autonomie dont bénéficiait le Duché; N'oublions pas l'élèment féodal; Il n'y a plus de Ducs mais des Gouverneurs.

5 - que le chateau des Ducs de Bretagne était édifié à Nantes pour des raisons de sécurité, les Bretons dans leurs territoires étaient difficilement gouvernables. Que la Cour Ducale Bretonne était à Nantes et que dès 1561 le Parlement de Bretagne à la fois héritier de cette cour et du parlement royal s'installe à Rennes.

Tout cela est du résumé, mais si le duché puis la province de bretagne en sa partie Loire Atlantique fait partie de la Bretagne c'est celle que le Roi de France a bien voulu dessiner.




PROUDHON a commenté cette question :
1200 ans d'histoire bretonne, un rattechement qui se fait par un gouvernement fantôche à la solde des nazis, pour faciliter l'approvisionnemnt de la werhmarcht basée à Angers, voilà qui devrait discréditer de manière définitive, aux yeux des démocrates cet acte infamant. Alors le comté était Franc ( des conquérants pas très cools), mais avant c'était Gaulois donc Celte et avant , il y avait les dresseurs de mégalithes, on en finit pas. La raison est aujourd'hui purement jacobine: le refus de voir la Bretagne retrouver son poumon industriel.

PROUDHON a commenté cette question :
Je rajoute sur l'argument comté franc. Il nous serait loisible, à nous autres Bretons de revendiquer, avec une mauvaise foi équivalente, le Cotentin, le pays d'Avranches , les îles anglo-normandes et les terres à l'est, ci ce n'est jusqu'au Mans du moins jusqu'à Angers. En effet, , il ya eu des traité, signés par Charles Le Chauve et Salomon, roi des Bretons.
La France n'existait pas encore et les Bretons étaient déjà connu depuis l'antiquité, leur langue commune des deux cotés de la Manche ( que l'on appelle Mer Celtique). Cà nous donne une certaine légitimité pour être vigilants sur le plan historique.

fred a commenté cette question :
Pourquoi les petits beurres ne sont pas nantais ?

Tuch a commenté cette question :
Parce qu'ils sont bretons !

Gwenaelle a commenté cette question :
Pour kuster je suis nantaise et je parle breton

Tristan a commenté cette question :
C'est drôle de vous voir essayer ! 44 = Nantes et c'est tout.

Gaëtan a commenté cette question :
Si le Pays de la Loire n'est plus breton c'est parce que l'état français sous Pétain était en difficulté financière pendant la guerre, or la Bretagne comptait a cette époque la Loire Atlantique et si elle voulais son indépendance elle aurait pu l'obtenir car la Bretagne pesait trop lourd sur l'économie française, donc pour éviter un coup dur Pétain a divisé la région en deux pour ne pas que la France soit dans la . . . alors qu'elle était en guerre et encore aujourd'hui si la Bretagne se séparait de la France le pays ne pourrait plus rembourser tout l'argent emprunté sachant que le PIB Breton par an est de 155 milliard d'euros.

Christian a commenté cette question :
Lol ! Je ne crois pas qu'on ait demandé son avis au maire de Nantes sous Vichy :-) :-)

Par ailleurs, même si ça avait été le cas, si on conclut du fait qu'Ayrault est farouchement opposé à la réunification que les habitants le sont aussi, il suffit pour se convaincre du contraire de se souvenir de la pétition Auxiette qu'il avait mis en ligne sur le site des PDLs après une campagne de presse nationale de 300 000 euros en faveur du maintien de la région des PSLs. ~1100/~1200 signatures en tout et pour tout. Après des années et des années de propagande ligérienne.

LAM Reno a commenté cette question :
Bonjour à tous. Je vois dans vos commentaires, certes opposés beaucoup de choses très intéressante et instructive pour un sujet on le sent, très sensible. Alors Breton historiquement, oui, cela ne fait aucun doute. Mais désireux d'y retrouver la place sur les cartes de France, alors là, visiblement le débat existe. Et dans ce cas, je ne vois qu'un seul et unique moyen le plus démocratique de le résoudre. Le bon vieux référendum au sein du département. Encore une fois, laissons les gens en décider. Après, on peut tout dire et son contraire. Merci à vous.

Carrier a commenté cette question :
Inutile, il suffit pour s'en convaincre de voir la zone de non droit qu'est devenue la ZAD Notre Dame des Landes malgré un jugement confirmé en appel et un referendum largement favorable au nouvel aéroport.
Au delà de la contreverse historique, la réalité est beaucoup plus simple, la Loire Atlantique n'intéresse personne, ce que veulent les Bretons c'est Nantes, la seule grande ville du grand ouest, pour des raisons purement économiques sous couvert de revendications culturelles.

Fabrice Etienne a commenté cette question :
Les marches de Bretagne concernent Rennes autant que Nantes, et "les voiries de Retz", et ont effectivement été attachées au Duché de Bretagne par le traité de 851.
D'après votre propos Rennes et Retz ne seraient donc pas bretons, quand bien même la France, en tant que Nation n'existait pas encore, mais qu'au surplus, ces marches ont été conquises (de hautes luttes et après moult agressions franques), acquises par traité d'Etat à Etat, tout à fait valable en droit international (contrairement à "l'édit" de rattachement de la Bretagne à la France, un édit et pas un traité, ça veut tout dire. . . ).
Je ne suis ni "revenchard", ni revendicatif, mais il me semble tout de même que la France se joue des traités internationaux comme ça l'arrange, ce en quoi elle n'a rien à envier aux Etats-Unis. Double discours quand tu nous tiens.
C'est quand même assez fou quand on y pense d'avoir face à soi un Etat qui formate les gens dans un esprit nationaliste complètement dingue [et sans raison valable, les "droits de l'Homme" et la "démocratie" (pour laquelle il a fallu attendre 1944 pour le droit de vote des femmes alors qu'elles ont toujours eu un rôle éminent en Bretagne), soit-disant création française, et bien la France n'est JAMAIS la première à les appliquer], et reprocher aux autres d'en faire de même (revendiquer sa Nation et ses racines) après avoir passé deux siècles non seulement à tenter d'effacer l'Histoire qui la gênait (et pour cause, les "républicains" ont quand même fait quelques "inventions" répressives que n'ont pas reniées les nazis), mais de surcroît à tenter d'effacer jusqu'à la mémoire même d'une Nation, et d'une civilisation qui l'a précédé.
La Bretagne et les gens qui se battu pour sa liberté ne l'ont pas davantage volé que la France, la Bretagne s'est défendu, Elle, elle n'est pas allé coloniser à tout va des gens qui ne lui avaient rien demandé.

Fabrice Etienne a commenté cette question :
Quand je dit d'Etat à Etat au sujet du traité de 851, je parle de la Nation Bretonne et du peuple franc, le sentiment d'appartenance à la Nation franque, étant encore très loin de la carte de France actuelle, (et encore plus loin du sentiment d'appartenance à un même peuple), et pour cause. . .


Fabrice Etienne a commenté cette question :
Effectivement, si la France respectait ses propres principes (à géométrie variable), un référendum en Loire Atlantique s'impose, mais leurs intérêts comptables et minisculement politiciens les en empêchent.

Fabrice Etienne a commenté cette question :
Je pourrais répondre point par point au discours de Kuster, mais il est tard, demain peut être (il est tard, et ces commentaires sont déjà anciens).

Divy a commenté cette question :
Nantes ne parlait pas Breton ? Sérieux ? C'est juste que tu ne connais pas le sujet. Il y a neuf pays bretons, seul quatre parlent breton, les cinq autres Gallo. Incroyable, hein ? Nantes et Rennes font partie de la marche de Bretagne.

Shou a commenté cette question :
Non, on veut tout jusqu'à Clisson, en passant par Châteaubriant, évidemment.

Berignac a commenté cette question :
Le maire de Nantes de l'époque était un ancien petainiste, décoré de l'ordre de la francisque. Il ne serait donc pas surprenant qu'il ne se soit pas opposé au depeçage de la Bretagne puisque c'est un décret de Vichy qui en 1942 a commencé ce depeçage.

Yannig a commenté cette question :
Vous vous rendez compte des aneries que vous ecrivez ?
En Pays Nantais, le Breton fut parle beaucoup plus qu'en Ille et Vilaine.
De plus, le Pays de Retz, Nantes et Rennes sont devenus bretons le meme jour. . .
Quant au nationalisme, je vous rappellerais que la france est une nation, donc les francais sont aussi des nationalistes !

Yannig a commenté cette question :
Le Pays Nantais fut-il democratiquement retire de la Bretagne, ou sont des frileux politiques qui l'ont decide ainsi ?

Yannig a commenté cette question :
La Bretagne n'est JURIDIQUEMENT, LEGALEMENT et OFFICIELLEMENT, jamais devenue francaise. . .

J a commenté cette question :
Oui mais cela à bien changé, aujourd'hui c'est l'inverse, la plupart des breton sont contre le retours de Nantes en Bretagne, alors que les Nantais eux veulent en majorité y revenir.

Johnny bi goude a commenté cette question :
Kerouas.
En ille et vilaine on parlait Breton dans tout le nord du département qui faisait partie de la Domnonée avant la naissance de la Bretagne ainsi qu'à l'ouest de la Vilaine. Il n' y'a que le pays de Rennes c'est à dire une minuscule partie où l'on " suppose" que le breton n'était pas une langue enracinée mais nomade. . !

BZH a commenté cette question :
Ceci est faut c'est pétin qui à demandé le découpage des régions et comme sa l'arrangeait que la bretagne soit réduite il en a profité de plus la loire atlantique a souvent montré sont envie de retourné en bretagne la preuve c'est que 77% des habitants de loire atlantique en juillet 2014 ont souhaité le retour le leur département en bretagne et puis c'est aussi parce que sa arrange bien les français, car ils ont peur que la bretagne ne devienne trop puissante et finnisse par demander son indépendance, que la bretagne reste comme elle est qu'ils ne souhaite pas qu'elle redevienne la bretagne a 5 département qui existe depuis près de 1200 ans

BZH a commenté cette question :
J
ceci est tout a fait faut car plus des trois quart des bretons sont pour la réunification de la bretagne et de la loire atlantique

Meunier Claude .Claude.meunier.03@gmail.com a commenté cette question :
J'essaie d'y voir plus clair votre démonstration est belle jolie mais j'ai toujours soir de vérité .
Comment savoir ?

NADE a commenté cette question :
LA BRETAGNE C EST 22 29 56 35 ON EST ASSEZ

Gatmor a commenté cette question :
Tout à fait d'accord. Ce fut les " marches de Bretagne".

Christian Bretagne a commenté cette question :
Le premier des découpages régionaux est l ?uvre d ?un ministre du commerce nommée Etienne Clémentel. Il crée les groupements économiques régionaux (5 avril 1919). En 1926, Raymond Poincaré, président du Conseil, crée les syndicats « interdépartementaux ». Le décret du 28 septembre 1938 donne naissance à 19 « régions économiques ». « La 5ème région économique (centre administratif Nantes) est formée par les chambres de commerce de : Laval, Le Mans, Nantes, Saint-Nazaire, Angers, Cholet, Saumur, Tours, la Roche-sur-Yon ». « La sixième région économique, centre administratif Rennes, est formée par les chambres de commerce de : Brest, Morlaix, Quimper, Lorient, Saint-Brieuc, Fougères, Rennes, Saint-Malo. » Il y eut ensuite le découpage de 1938, celui de 1941 qui crée le « préfet régional », celui de 1944 qui institue le commissaire régional de la République, celui de 1954 qui met en place « les comités d ?expansion économique ». En 1955, Edgar Faure, alors président du Conseil, décide de lancer des "programmes d’action régionale" où seront définis des objectifs à cinq ans et les moyens de les atteindre. Dans la foulée, le Commissariat général au Plan leur donne un cadre, celui des "régions de programme", en effectuant à la hâte un premier découpage et en y nommant des chargés de mission. C ?est Serge Antoine qui avait dessiné sur un coin de table les "19 régions". Après quelques ajustements, leur nombre est porté à 22 par un arrêté du 28 novembre 1956. Ces 22 régions, sont destinées à favorisé la planification. Enfin le découpage de 1960 institue la « circonscription d ?action régionale » voulue par Michel Debré. Guerre ou pas, la séparation aurait été faite, quel que fut le régime au pouvoir ; ce ne fut pas un choix de politiciens, mais une volonté des économistes ! Car c’est la loi du marché, qui veut que les Lobbys détiennent les cordons de la bourse ou s’abreuve la bête politicienne. (Ne ressassez plus les idées reçues sur le maréchal Pétain. . . , dont le gouvernement était de gauche. . . , évoluez, et peut-être que les politicards franco-parisiens changeront. . . ! Comme l ?énarque Serge Antoine, qui à la fin de sa vie regrettait son découpage ?)

RIVIÈRE a commenté cette question :
La Bretagne c est 5 départements un point c est tout !

LE BLANC a commenté cette question :
POURQUOI IL NE FAUT PAS ATTACHER LA LOIRE ATLANTIQUE A LA BRETAGNE


Depuis que la Bretagne est devenue fréquentable, un certain nombre d ?habitants de Loire Atlantique réclament à corp et à cris l ?attachement de leur département à la Bretagne, se piquent d ?être Bretons, presque de parler le Breton, d ?appeler Nantes Naoned , de faire flotter le Gwenn Ha Du sur la mairie etc.
Les Ligériens ont-ils toujours eu une âme de Breton ? Ce n ?est pas si sûr.
Dans les lignes qui suivent vous verrez que les habitants de Loire Atlantique, disons les Nantais qui se sont réveillés un beau matin en chantant le Bro Gozh Mazadou, n ?avaient pas la fibre Bretonne.
Allez demander aux habitants du sud de la Loire, là où les toits sont en tuiles, s ?ils ont envie d ?être Bretons ? Allez poser la même question aux habitants d ?Ancenis ou St Mars la Jaille , ils sourirons.
En un premier lieu, personne n ?a jamais parlé le Breton à Nantes sauf une certaine partie de la population que nous évoquerons plus tard.
Dans son livre ?L ?aventure des langues en occident ? Henriette Walter nous explique qu ?à Nantes on parlait l ?Angevin et plus au nord du département le Gallo, mais que jamais le Breton n ?y a été parlé. Il est vrai que le Vannetais a été parlé à Guérande mais il a été apporté par les Morbihannais qui travaillaient dans les salines.
Dans les années 50, j ?ai fait une partie de mes études au lycée Clémenceau à Nantes. Je porte un nom Breton, des élèves de ma classe aussi, il m ?est arrivé, avec eux, d ?évoquer notre celtitude, et là, j ?ai eu droit à toutes les insultes dédiées à Bécassine, de plouc à cul terreux en passant par pecquenot, j ?en passe et des meilleures.
Il faut bien avouer qu ?à cette époque, la Bretagne était un sous-produit de la France, une région complètement isolée. Pour aller de Lorient à Paris par le train il fallait une nuit, pour se rendre en Bretagne par le sud il fallait franchir la Vilaine sur un pont de bateaux à une voie, les routes dataient du XIX° siècle etc.
J ?étais un Breton à peine civilisé, un pouilleux, alors qu ?eux étaient des NANTAIS !
Cependant des Bretons ont habité Nantes, leur présence a marqué les esprits car certaines parties de la ville sont toujours appelés de nos jours ? les quartiers Bretons ?. Vous connaissez, vous, des quartiers Bretons à Rennes, Lorient ou Brest ?
La grande misère qui régnait en Bretagne au XIXe et au début du XX° siècle, a poussé ces Bretons à émigrer en masse vers des régions où ils trouvaient du travail, Paris, la région du Havre, Nantes et sa région. Les industries naissantes et les cultures agro-alimentaires cherchaient de la main d ?uvre bon marché. Le nombre de ces émigrés à Nantes et sa banlieue a tourné autour de 26 000 personnes, principalement originaires en premier temps de Basse Bretagne, c ?est-à-dire du Morbihan et du Finistère.
Ils se sont installés en grande partie à Chantenay et à la Butte St Anne.
Très vite, les autochtones, les Nantais de souche se sont opposés à ces populations venues d ?ailleurs, développant rapidement à leur égard des sentiments de haine, de xénophobie teintée de racisme.
En 1852, un chef d ?entreprise, conseillé municipal, Auguste CHEROT, a rédigé un rapport qui a servi de base à de nombreuses réflexions traitant de la présence des Bretons à Nantes.
Très hostile à ces nouveaux venus, il écrivait :
?Ces populations (les Bas-Bretons) étrangères à notre département chez les quelles la malpropreté la plus repoussante est une seconde nature et dont la dégradation morale est descendue à un niveau effrayant, viennent périodiquement encombrer nos quartiers les plus pauvres et les plus insalubres [ ?] ces hordes nomades sont une charge pesante pour nos hôpitaux [ ?] elles font une concurrence désastreuse à notre population ouvrière dans la recherche du travail ?
Ce déversement de haine n ?a jamais été endigué, bien au contraire, en 1885, un rapport de police montre que ce rejet n ?était pas le fait uniquement des bourgeois et des intellectuels mais aussi des classes laborieuses manuelles :
?Dans la population pauvre de la ville [ ?] Il existe une antipathie bien prononcée contre la race Bretonne qui affame les vrais pauvres, qui reçois toutes les charités et qui a tous les vices imaginables ?
Les deux guerres qui ont englouti de forts contingents bretons n ?ont pas, à Nantes, apaisé ce climat de haine.
En 1946, Gilbert DUPE, dans un livre ?Le bateau à soupe ? décrivant le quartier St Anne écrit :
?Il y avait d ?abord les Bretons, les Brezonecs ainsi qu ?on disait à Nantes, serrés là en une sorte de pittoresque village avec ses m ?urs, ses bruits, son langage. Ils fournissaient à la ville l ?armée travailleuse dont une grande cité a besoin pour ses ?uvres sordides, tassés dans la pénombre, parlant un langage rauque qui leur donne l ?air d ?être en perpétuelle colère ?
Un écrivain journaliste, Morvan LEBESQUE dans son livre ?Comment peut-on être Breton ? Essai sur la démocratie française ? publié au Seuil en 1984 relate l ?état d ?esprit de la petite bourgeoisie nantaise :
Les Bretons, je les connaissais ? C ?étaient des êtres crasseux, superstitieux, comiques, bref étrangers, logés à l ?extrémité de la ville, dans le faubourg de St Anne, dans un quartier où on allait peu, juste après celui des putains [ ?] Parfois mon père me rapportait de ses tournées des histoires de médina sur ces ploucs qui travaillaient aux docks dans la puanteur des suifs et du noir animal ?.

Il serait intéressant de savoir qui souhaite s ?attacher à la Bretagne ? Toute la Loire Atlantique ou quelques Nantais qui ont déjà leur maison secondaire dans le Morbihan et leur bateau dans le Golfe. Savoir si cette demande vient des Nantais de souche qui manifestement ne portaient pas les Bretons dans leur c ?ur ou des Bretons à la mémoire courte, si mal considérés dans le passé mais bien intégrés et assimilés maintenant.
D ?ailleurs à ce sujet, Morvan LEBESQUE, déjà cité, ajoutait :
?Il y avait à Nantes des gens qui s ?appelaient Mahé, Cosquer, Le Floch ou Le Gall. Ils étaient négociants, fonctionnaires ou rentiers : Ils n ?étaient pas Bretons. Ils appartenaient à l ?Ouest, au Val de Loire ?
C ?étaient ceux que je côtoyais au Lycée Clemenceau !
Les Ligériens ressentent peut-être la nécessité d ?avoir un drapeau, un étendard, d ?appartenir à une nation ?
Mais il y a peut-être une autre raison.
Une association a édité un logo : la Bretagne à cinq, malheureusement repris en Bretagne par quelques élus qui ne voient pas le danger ou espèrent récupérer quelques électeurs.
Ce logo représente cinq personnages censés représenter les cinq départements de la Bretagne souhaitée. Regardez de près, celui du milieu, il représente le ?44 ? à ses côtés les 4 autres départements de Bretagne. Le 44 est le plus grand et domine par sa taille les 4 autres, donne l ?impression de les protéger, de les avoir sous sa coupe.
Ce n ?est pas un hasard. La Loire Atlantique avec sa métropole Nantes-St Nazaire est beaucoup plus riche sur tous les plans, et la Bretagne est un beau terrain pour satisfaire l ?expansionnisme dont elle a besoin pour développer son économie.
Admettons que la Loire Atlantique rejoigne la Bretagne, sans parler des pauvres départements des Pays de la Loire qu ?elle laisse tomber froidement, de par son attractivité et son importance elle deviendra tôt ou tard la capitale économique d ?abord puis régionale par la suite.
C ?en est fini de Rennes capitale de la Bretagne, il en sera de même des autres métropoles Bretonnes, Brest, Lorient, St Brieux, Morlaix qui verront leur tissu industriel, scientifique, universitaire se déliter au profit de la puissante conurbation nantaise.
Les partisans Ligériens à cet attachement pèsent de tout leur poids pour qu ?un référendum soit tenu en Loire- Atlantique, Quid des Bretons ? Ils n ?auraient pas le droit de donner leur avis ?
Il faut espérer que la Bretagne profonde prenne rapidement compte du danger que représente un tel rapprochement.
Et que nous nous souvenions que Nous, Bretons n ?avons pas été les biens venus en pays Nantais quand en Bretagne la misère sévissait et qu ?à cette époque la Loire Inférieure nous considérait comme elle considère maintenant les autres départements des Pays de la Loire.





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