Pour comprendre sommairement ce qui s'est passé durant cette période, il faut remonter bien évidement à la constitution embryonnaire de la Sainte Eglise Catholique Apostolique Romaine d'Occident, et à certaines notions géo-politiques de l'Europe médiévale.
L'hégémonie De la Rome antique touche à sa fin, l'empire est démantelé, les invasions barbares se multiplient, et l'Islam s'étend partout en Asie Mineure, elle menace même le royaume de France. Les incursions Maures et Sarrazines sont montées jusqu'à Poitiers, via le bassin Ibérique.
Repoussées, une conscience politico-religieuse s'installe en lieu et place de la Rome antique, le monde occidental se christiannise, c'est l'ère de la Chrétienté.
Afin de poser durablement ses fondations, il importe qu'un même courant de pensée unisse les divers royaumes d'Europe, l'Eglise se fera fort d'en jouer le rôle de ciment fédérateur. En particulier, en combattant farouchement les ennemis du Christ. Et pour montrer sa légitimité dans ce rôle, elle parvient à obtenir l'appui des rois en leurs conférants un droit Divin. Ainsi, seule l'Eglise devient dépositaire des affaires de Dieu sur terre, les rois à venir ne peuvent être intronisés comme tels que par la sainte consécration de l'Eglise.
Un principe de réciprocité confère puissance de décision et bien matériels à l'Eglise, qui étend dorénavant ses tentacules au sein de toutes les affaires des états chrétiens d'Occident.
Ainsi, devenu à la fois dépositaire de la connaisance absolue, protecteur de la foi, précepteur des grandes destinées des royaumes d'Occidents, il lui faut (re)prendre la source même de la justification Christique, la ville de Jérusalem, et partant de là, étendre ses pouvoirs dans tout l'Orient.
Ainsi naissent les croisades, les défenseurs de la croix.
On peut ainsi mentionner la prise de Jérusalem, contre les armées arabes, et la nomination d'un roi de jérusalem, légat et défenseur de la foi en Orient.
Cependant, l'éloignement, les intrigues politico-religieuses, et la hardiesse des soldats musulmans à lutter farouchement contres les armées chrétiennes, font chuter régulièrement le pouvoir en place et faire retomber ce haut lieu symbolique, Jérusalem, dans les mains arabes.
Les diverses croisades se suivent et se ressemblent.
Dans ce contexte, nait en Orient l'Ordre des Pauvres Chevaliers du Temple de Salomon, plus connu par la suite sous l'appellation de Templiers.
Fondé par Hugues de Payns, l'Ordre se donne pour mission la protection de Jérusalem, des lieux saints, et des routes de pélerinage partant d'Occident à l'Orient.
Au fil des années, les Templiers accroissent leurs puissances matérielles, se hiérarchisent partout dans le monde chrétien, et finissent par ne plus rendre compte qu'au Pape seul.
Devenu les créditeurs des rois d'Europe, et de la plupart des affaires de grands de leurs époques, ils sont partout, rien n'est fait sans que l'empreinte templière ne soit apposée.
Ainsi, l'hégémonie des Templiers garantie la conservation de Jérusalem dans le giron de l'eglise, car sur le terrain, ils sont les plus craints de tous les guerriers, chargeants les premiers, les derniers à partir, ils combattaient jusqu'à la mort.
Il semble qu'avec le temps, les Templiers se soient reposés sur leurs lauriers et se soient plus préoccupés de gérer leur incomensurable fortune. Ainsi, Jérusalem retombe dans les mains des musulmans, ce qui coincide également avec la décision de Philippe IV Le Bel, roi de france, en 1307, d'anéantir une bonne fois pour toute, cet Ordre devenu une menace politico-financière sérieuse pour le royaume de France.
Jusqu'en 1314, les Templiers sont pourchassés impitoyablement pour hérésie. Le 13 mars de cette année, le dernier grand maître de l'Ordre, Jacques Bernard de Molay, est conduit au bûcher, avec sa mort la page des Templiers est officiellement tournée, et avec elle les derniers liens de l'Eglise avec l'Orient.
C'en est fini également des croisades, ruineuses et inutiles. L'Orient est définitivement abandonné aux mains de Saladin.
Le royaume de France, à la mort de Philippe Le Bel, entre dans une longue période troublée par une succession de guerres intestines, tandis que l'Angleterre, l'ennemie héréditaire, semble vouloir étendre plus encore son pouvoir sur les terres de France.
"Pourquoi" soumis par : Ophelie
Source pour la reponse : LE BOURRIN