Un
satellite a bien sûr du carburant dans ses réservoirs. C’est même ce carburant qui définit sa durée de vie, en particulier pour les
satellites géostationnaires. C'est une des raisons qui fait que les
satellites ne retombent pas sur la terre.
En ce qui concerne les
satellites héliosynchrones (par ex. SPOT), eux aussi ont besoin de carburant mais étant des missions plus courtes, ce n’est pas le carburant qui définit la durée de vie.
Pour les
satellites géostationnaires :
Après la séparation avec le lanceur, ils ont une certaine
vitesse et une certaine trajectoire.
Ensuite, on «réveille» le
satellite pour qu’il allume ses moteurs d’apogée afin qu’il rejoigne son
orbite de travail ainsi le
satellite se positionne à sa
place et ne retombe pas sur terre.
La plupart du temps, on effectue trois allumages du moteur d’apogée pour que le
satellite soit sur son
orbite de test (proche de son
orbite de travail définitive).
Pour qu’un
satellite puisse garder sa position pendant tout ce temps (environ 15 ans) et qu'il ne retombe pas sur terre, il y a un
équilibre entre les forces d’attraction et la
vitesse du
satellite, mais ce n'est pas suffisant.
Un
satellite, pour pouvoir effectuer sa mission, a besoin d’être repositionné assez souvent. Pour cela, il dispose d’un asservissement complexe entre plusieurs capteurs et actuateurs.
On se sert même parfois des panneaux solaires pour repositionner les
satellites.
Mais malgré cet asservissement automatique (qui fonctionne très bien), il faut parfois avoir recours à des interventions depuis la Terre.
Pour les
satellites héliosynchrones :
Etant plus proches de notre planète, ces
satellites en subissent les effets plus fortement.
Si on ne corrigeait pas leur
orbite, ces
satellites s’enfonceraient dans l’atmosphère, comme quand la mission MIR a été arrêtée et ils tomberaient sur la terre.
Donc, de temps en temps, il faut remonter l’orbite en allumant ses moteurs. Et en fait, cela ressemble à des ricochets.
Et comme pour les
satellites géostationnaires, ceux-ci ont un système d’asservissement capteurs-actuateurs propre à leur mission et à leur
orbite.